L’Iran : à voile et à pas peur

Vers Sabalan, ancien volcan, 4811m.L'iran, à voile et à pas peur.

Le jour de mon 32e anniversaire, j’ai une pelle à la main et je retourne du fumier de chèvres belges pendant six heures pour remercier mes hôtes de leur accueil. Le jour de mon 33e anniversaire, je marche sur une rivière glacée en Laponie en compagnie de deux demoiselles qui m’offrent un cookie et une allumette en guise de bougie à souffler. Afin de continuer sur cette belle série naissante, je décide que le jour de mon 34e anniversaire se passera sur un autre continent. Me voici donc en Turquie, qui est presque un autre continent, le temps de saluer une amie et de récupérer un visa pour le pays voisin : l’Iran.

J’ai commencé l’écriture de cet article au début de l’année 2014… Je peux maintenant dire que j’ai eu 34 ans en Turquie, et 35 ans en Iran… Où sera 36 ?

C’est à Trabzon, une petite ville portuaire sur la Mer Noire, que se trouve la meilleure adresse pour obtenir un visa touristique vers l’Iran. J’arrive sans rendez-vous un lundi vers 10:00. Le personnel pose quelques questions d’usage, fait remplir une paire de documents, et donne un numéro de compte en banque sur lequel le visiteur doit verser 75 euros. Merci, revenez à 17:00. A 16:59, le passeport est rendu avec le visa, valable pour une seule entrée dans un délai de 90 jours, et pour une durée de 30 jours à partir de la date d’entrée. A l’ambassade, je ne suis pas seul. Deux espagnols, un couple de hollandais, un autre couple venu d’Allemagne, un gars de Taïwan… Nous passons la journée ensemble en attendant le visa, ce qui suffit à sympathiser et à prendre rendez-vous pour le lendemain, afin de visiter le monastère de Sumela.

Je reste quelques jours dans les environs, car j’hésite entre me rendre d’abord en Georgie, toute proche, ou à aller directement en Iran. C’est cette seconde option qui l’emporte. Il existe un train qui relie Istanbul à Tehran, en passant par Ankara et Van en Turquie, puis Tabriz et Tehran en Iran. Il ne circule qu’une fois par semaine et met environ 3 jours à faire le trajet. Je le récupère à Van, d’où il part avec plus de 2 heures de retard. La cabine est confortable et propre : 4 couchettes, 4 personnes, excellente ambiance. Les passagers ne restent pas dans leur coin, et visitent l’ensemble du train pour discuter avec les autres voyageurs. C’est ainsi que je rencontre une poignée d’iraniens, Thierry un cycliste français (http://titi04.wordpress.com/), ainsi que Yann, un suisse francophone. Nous sympathisons rapidement et comme nous allons dans la même direction, nous y allons ensemble. Le passage de la frontière est pénible, la faute à la lourdeur des paupières. Plusieurs heures d’attente vers 4:30 le matin, l’humeur n’est pas très joviale autant chez les douaniers que chez les passagers, mais finalement, tout le monde passe et obtient son tampon.

Arrive Tehran, avec 5 heures de retard, et ni Yann ni moi ne souhaitons nous y attarder. C’est une ville immense, laide, et qui souffre d’un problème majeur de pollution. Nous sautons donc dans un bus en direction d’Esfahan. Le reste de cet article se transforme ici en diaporama commenté.

Voilà mon expérience de l’Iran, du printemps 2014 à l’été 2015.

 

One thought on “L’Iran : à voile et à pas peur”

  1. Salut barbu !
    Trop sympa ton p’tit récit. Ces moment partagés étaient magiques…

    A bientôt.

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